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Marc-André Roy : un dur à cuire qui a surmonté beaucoup

Le nom de Marc-André Roy est assez bien connu des amateurs de hockey à Baie-Comeau. Si vous êtes passés au Centre Henry-Leonard entre 2000 et 2003, il y a de fortes chances que vous ayez entendu Kevin Thibault scander le nom de l’ancien numéro 39. Recordman de la LHJMQ pour le plus grand nombre de minutes de punition en une saison avec 653, Marc-André était l’un des pugilistes les plus reconnus et redoutés de son époque. Aujourd’hui âgé de 36 ans, l’ancien homme fort revient sur son travail sur la patinoire et sur son passage à Baie-Comeau.

Bonjour Marc-André, merci de nous donner du temps aujourdhui. Débutons simplement, que deviens-tu ?

Marc-André Roy : Merci pour le temps. Je suis actuellement directeur des ventes dans une entreprise d’équipement de béton, Béton Pro Vision, à Saint-Angèle-de-Monnoir. Ça va super bien, je vais notamment me marier cet été!

Tu as arrêté le hockey depuis la saison 2015-2016 est-ce exact ?

M-A R : J’ai eu une fin de carrière à la Dominique Michel (rire). J’ai fait un retour au hockey parce que je voulais régler des choses avec moi-même. Je voulais prouver que j’étais capable de jouer à jeun. Ça fait 9 ans aujourd’hui que j’ai arrêté de consommer. À l’époque pour performer, il fallait prendre des substances pour s’assurer de ne pas se faire battre par nos adversaires. J’ai donc fait un retour un jeu pour me prouver que j’étais capable de tenir mon bout sur la glace. À la fin, ce sont les blessures qui m’ont arrêté.

Parlant de blessures, je suppose qu’avec une feuille de route comme la tienne, elles doivent être nombreuses dans une carrière ?

M-A R : Oui, j’en ai eu plusieurs. Malgré les 15 commotions cérébrales que j’ai faites, je n’ai pas de séquelle. Avec le Drakkar j’en ai seulement vécu trois légères, mais par la suite ça s’est gâté. Je suis très chanceux, je n’ai pas de complication reliée à ça. Je passe des scans tous les deux ans afin de m’assurer que tout est correct. Physiquement aussi ça va. Un peu d’arthrite dans les mains, mais c’est tout.

Parle-moi de ton passage à Baie-Comeau ? Marc-André Roy

M-A R : Mes deux années à Baie-Comeau ont été les deux plus belles années de ma vie. Une petite ville comme ça où tous les partisans sont comme des mères et des pères pour toi. Ce n’était pas juste l’équipe qui était une famille, la ville était une famille. Les gens ne te demandaient pas comment avait été ta game de hockey, il te demandait comment toi tu allais? C’est sûr que pour moi, il pouvait deviner en regardant ma face, mais les gens s’intéressaient à la personne autant qu’au joueur. Je n’ai jamais vécu ça ailleurs. Normalement tu n’es qu’un numéro qui passe, mais pas à Baie-Comeau. Je me souviendrai toujours lorsque j’ai marqué mon premier but. J’ai encore la vidéo sur VHS, le toit voulait arracher dans l’aréna. Tu ne vis pas ça partout des feelings comme ça. À ma deuxième saison, on me conseillait de demander un échange, car nous avions une grosse équipe et je n’allais pas jouer beaucoup. J’ai décidé de rester pour protéger les gros noms et courir la chance de gagner le trophée avec le Drakkar. J’étais très bien avec l’équipe.

À tes yeux, que représente le record de 653 minutes de pénalité en une saison?

M-A R : Beaucoup de sacrifices. Avoir eu plus de temps de glace, je n’aurais pas visé le record. Comme je ne jouais pas, ça me dérangeait moins de prendre un 10 minutes de plus pour un chandail ou un casque non attaché. Quand j’y repense aujourd’hui, je suis quand même content de voir mon nom dans le livre des records de la ligue. Personne ne va jamais battre cette marque-là.

Quel bilan fais-tu de ta carrière d’homme fort ? 

M-A R : C’est sûr qu’il y a des moments mémorables. Les rivalités contre Rimouski et Québec sont des souvenirs gravés à jamais. Les combats contre George Davis ont été particulièrement intenses. Des vraies guerres de plus de deux minutes! Par contre, je trouve ça dommage de devoir traîner l’étiquette de bagarreur. Je trouve ça un peu déplorable, car on oublie souvent la bonne personne que je suis. On ne se souvient pas beaucoup du gentleman qui signait des autographes entre les périodes, mais surtout de celui qui se battait sur la glace. Je suis rendu à 36 ans et j’ai encore du monde qui vienne me voir dans les bars pour me « challenger ».  C’est une réputation que je vais toujours traîner.

Un petit mot pour les gens de Baie-Comeau en terminant ?

M-A R : Merci énormément! J’ai joué dans beaucoup d’endroits aux États-Unis et au Canada, mais les partisans de Baie-Comeau ont permis de forger qui je suis aujourd’hui. Quand t’as 18 ans et que tu te retrouves dans une belle communauté comme ça, c’est difficile de demander mieux. Je vais toujours me souvenir de mon passage sur la Côte-Nord. J’aimerais dire un beau merci à mes pensions Guy et Josée, puis Steve et Karine! Un gros merci aussi à Dany St-Pierre pour les leçons de boxe qui ont été très utiles durant mon séjour à Baie-Comeau 🥊

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